L'influence du "gaming" à la littérature

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16/04/2017

Patrick Bert, Sérénade dragonique, Olgir le barde, tome 1

La fantasy est une littérature qui inspire beaucoup d'auteurs français. Parler de leurs romans, c'est l'occasion de leur donner de la visibilité et de découvrir des textes inédits qui n'ont pas forcément l'opportunité de se faire connaitre. En effet, tous n'ont pas la chance de bénéficier du prestige d'être édité par les grandes maisons d'édition du genre. Ce qui, pour moi, n'enlève en rien à la qualité de leurs récits.

C'est pourquoi Fantasy à la carte a décidé de vous présenter aujourd'hui le premier tome du cycle Olgir le barde de Patrick Bert. Nouveau venu dans le paysage littéraire de la fantasy française, Patrick Bert signe un premier roman fluide et entraînant. Il nous raconte le destin d'Olgir, un barde gauche à la langue bien pendue mais aux piètres qualités d'orateur. C'est ce héros presque improbable que l'on va suivre tout au long de cette saga. 

Aux premiers abords, ridicule avec son costume aux couleurs criardes, Olgir ne correspond pas du tout à l’archétype du héros habituel de fantasy. En effet, ce n'est pas un chevalier à l'armure étincelante, prêt à pourfendre les méchants. Patrick Bert rompt lui aussi avec la tradition, ce qui se fait de plus en plus en fantasy. Il nous brosse le portrait d'un héros différent qui semble être devenu barde par accident mais dont le passé est trouble. Personnalité complexe qui promet d'orienter le récit vers quelques beaux retournements de situations, tout en faisant une belle place à l'humour. Héros gaffeur oblige!

Ainsi Patrick Bert donne le ton à sa fantasy qui sera aussi aventureuse que drôle.

Cependant l'histoire en elle-même est sérieuse puisque le royaume de Caltaron est envahi peu à peu par des créatures dangereuses venant de lointaines contrées. Avec son ami, le chevalier Almaric, il va mener l'enquête pour comprendre les raisons de cette invasion. Une longue investigation qui va les conduire jusqu'au ténébreux sorcier Ildarium. La lutte du Bien et du Mal est donc bien engagée.

Olgir le barde correspond bien à un cycle de high fantasy dans lequel une communauté de personnages s'allient pour affronter un maléfique sorcier. Mais Patrick Bert joue beaucoup avec les mots et avec ses lecteurs. Son texte est bourré de références. Il détourne ingénieusement, par exemple, des chansons de la variété française pour les adapter aux ritournelles chantées par Olgir. Un procédé qui lui permet d'instaurer efficacement une certaine complicité avec son lecteur, qui prend plaisir à en chercher toutes les références. 

Ce premier roman est plaisant et je le recommanderai bien volontiers à un jeune public qui appréciera le rocambolesque de l'histoire. Ce cycle peut d'ailleurs être étudié dans le cadre du programme scolaire en littérature de jeunesse. Une occasion d'initier les enfants à l'écriture, à jouer avec les mots et à développer leur imagination afin de réécrire leur propre histoire. 

Un premier tome qui appelle tout simplement la suite à être lu.



Fantasy à la carte


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